Un jardin qui se rêve…

Il y a 3 ans, j’ai beaucoup lu à propos de la co-création d’un jardin potager avec les Esprits de la Nature et les Dévas et je rêvais de faire ça.
En même temps, étant complètement débutante en jardinage en général, et très perfectionniste, je me suis découragée et j’ai plus ou moins laissé tomber l’idée de concrétiser ce rêve.

Lorsque j’ai emménagé en Bretagne, j’ai tenu à réserver un morceau de pelouse du jardin aux Esprits de la nature. Une zone où aucun humain n’a le droit de venir, où les végétaux et les Esprits de la Nature font ce qu’ils veulent. Cela me permet aussi de bosser mon lâcher-prise, hé hé…

Et puis le mois dernier, c’est un peu comme si ce projet m’avait rattrapée… Une nouvelle amie, passionnée de jardinage, m’a encouragée avec tout son enthousiasme et sa fougue, à faire un jardin potager dans le bout de terrain qui va avec la maison que nous habitons.
J’étais un peu désarçonnée, je me suis tellement résignée à ce propos qu’envisager à nouveau de concrétiser ce rêve du passé n’arrivait pas à m’enthousiasmer vraiment. Pourtant, enfin, j’avais une aide, et une aide super agréable, pour commencer un potager, même en n’y connaissant rien.

Et puis j’ai rencontré un autre passionné, qui m’a écoutée et m’a dit quelques phrases toutes simples, en apparence banales, mais qui m’ont été d’une grande aide. Ces mots m’ont permis de dissoudre une grande partie de la pression que je me mettais (le perfectionnisme dont je parlais précédemment) : « il faut absolument que je réussisse du premier coup le jardin potager sinon… je suis une merde. » Voilà, en gros, ce que je me disais sans même m’en rendre vraiment compte. Et puis à un moment, un « Zut ! » (pour être polie) a émergé des profondeurs de mon bidou et j’ai décrété que j’avais le droit de tout foirer, que ce n’était pas la fin du monde, que j’apprenais et que j’ai bien souvent foiré des trucs quand j’étais en phase d’apprentissage et que la Terre ne s’est pas arrêtée de tourner pour autant.
Ouf.
Pression retombée de 70%. ça fait du bien.

Les jours qui ont suivis, des idées ont commencées à me venir et le puzzle a pris forme au fur et à mesure dans ma tête et dans mon cœur : je ne veux pas d’un jardin comme celui des autres et… je ne veux pas d’un potager.
Incroyable ! Ce fut une découverte pour moi qui croyais que c’était ce que je voulais depuis des années.
Et ben non.
Je veux un jardin à ma façon, et un jardin avec des belles fleurs à contempler et admirer, avec des herbes aromatiques (et notamment plein de sortes de menthe) et quelques courges, citrouilles et cucurbitacées d’automne.

Mon Ours (mon compagnon) a résumé tout cela le plus clairement du monde : « Un jardin de sorcière, quoi. » a-t-il dit comme si c’était évident, vu que je suis une sorcière et une enchanteresse.
Dis comme ça, ben oui, c’est ce qui me fait envie. Et j’ai envie de prendre mon temps, de faire les choses petit à petit, d’apprendre à mon rythme et en prenant soin de moi.
Je vais donc commencer par un petit bout de jardin, et il grandira avec moi au fil des saisons ou des années…

Le jardinier passionné qu’il m’a aidée par son écoute et ses mots simples (et efficaces) m’a dit ceci :
Comme disent les Chinois « si tu veut être heureux toute ta vie fais un jardin ».
Un jardin ça se rêve, ça s’imagine, ça se construit tout doucement.

Wouaou ! Ca colle carrément avec ma vision du truc !
Répondant à ma demande de conseils pour débuter, il continue ainsi :

1ère étape : déterminer l’emplacement, son orientation sa taille. Observer les végétaux sauvages qui poussent spontanément (donne une indication sur la nature du sol).
En fonction de la météo, on peut travailler le sol, s’il est suffisamment humide.
Sinon c’est le travail de fin d’été, préparation du sol et semis d’engrais verts, apport de compost.
La permaculture (moyen qui me semble demander le moins d’énergie pour agrandir le potager et qui respire le bon sens) peut être une technique intéressante pour commencer. Y a pas mal de doc disponible sur le web.

Pour commencer, j’ai envie :

  • Un framboisier (rien à voir avec les musclés)
  • des belles fleurs
  • des plantes aromatiques (dont plusieurs sortes de menthes)
  • courges, citrouilles, cucurbitacées d’automne
  • éventuellement des plantes grasses (en plus j’adore leurs fleurs)
  • éventuellement un groseillier et un cassis

Le jardin a été rêvé, le projet est lancé, affaire à suivre 😉

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